Olivia Cattan, Journaliste, écrivaine
Olivia Cattan, Journaliste, écrivaine

Mes livres

Tout a commencé avec un livre, "Deux femmes en colère". Les Editions Ramsay m'ont contactée afin de me proposer d'écrire un livre avec Kenza Braiga, une jeune femme d'origine irakienne. A l'époque, j'étais journaliste et c'est en lisant mes articles sur la place des femmes dans les religions que Kenza a soufflé mon nom à la maison d'édition. Un livre de dialogue sur l'émancipation des femmes dans la religion juive et musulmane. L'histoire de deux femmes pratiquantes mais ayant en commun l'amour de la laïcité et des valeurs républicaines et ayant comme ennemi commun l'obscurantisme religieux et les pratiques d'un autre temps.

Après avoir continué à écrire de nombreux articles dans la presse sur ce sujet, je fus nommée à Bruxelles afin de faire partie d'une plateforme sur les femmes et les religions. Suite à ce premier ouvrage, j'avais rencontré de nombreuses femmes de toutes les religions lors de signatures en librairies, de conférences dans toute la France ainsi qu'en Belgique, en Suisse et en Israël. C'est ainsi que la création de l'association Paroles de femmes s'imposa à moi. Beaucoup de femmes ne trouvaient pas d'espace pour parler de la laïcité, de leurs croyances au sein des associations existantes. Et Paroles de femmes fut une aventure extraordinaire. Ce fut aussi le début de mes cours d'égalité que je dispensais pendant quatre ans au sein des collèges difficiles et dans des centres de détention. C'est ainsi que l'idée d'un deuxième livre: "La Femme, la République et le Bon Dieu", m'apparût nécessaire. La religion envahissant l'espace public de plus en plus, que ce soit à l'école, dans les hôpitaux, les administrations ou les entreprises. J'étudiais alors avec un rabbin, un curé et un Imam afin de savoir ce que disaient les textes religieux en matière de droit des femmes. L'objectif de ce livre étant d'analyser ce retour du fait religieux dans notre pays.

Puis devenant une sorte d'experte du droit des femmes dans le religions, je multipliais mes passages médiatiques et mes conférences. On me proposa alors de participer à deux ouvrages collectifs sur deux sujets qui me touchaient beaucoup, le sort des femmes violées au Darfour avec "Urgence Darfour" et le Handicap avec

un merveilleux livre intitulé "Au nom de la fragilité" où pour la première fois, je racontais l'histoire de mon frère porteur d'un handicap.